
La vidéo de la conférence d’Etienne Klein d’hier soir à Issy-les-Moulineaux est déjà en ligne dans son intégralité !
Si vous avancez la vidéo jusqu’à 1h29, Etienne Klein, directeur de recherche au CEA, répond aux questions des auditeurs au sujet des centrales nucléaires japonaises.
Dans beaucoup de commentaires [dans les médias ces derniers jours], « fusion du coeur » veut dire « fusion nucléaire ». Ce n’est pas du tout une fusion nucléaire, c’est une liquéfaction : Les réacteurs sont arrêtés. Il n’y a plus de réaction en chaîne, normalement.
Les produits de fission, qui ont été produits, sont radioactifs. Donc ils émettent de l’énergie. Et ça, cela réclame qu’on refroidisse le réacteur après qu’il ait été arrêté. C’est ce qui n’a pas marché, puisque les réacteurs ont tous très bien tenus les tremblements de terre, tout s’est arrêté comme prévu.
Comme le circuit électrique était arrêté, ce qui est prévu dans ces centrales à eau bouillante, c’est que deux moteurs diesel prennent le relai, et remplacent le circuit électrique défaillant. C’est la procédure normale.
Le problème est que le Tsunami a noyé ces moteurs diesel. Toute la question est de savoir si les Japonais vont réussir à refroidir pendant plusieurs jours les réacteurs.
Wikipedia nous informe également sur ce qu’est la fusion du coeur d’un réacteur nucléaire :
La fusion du cœur d’un réacteur nucléaire se produit lorsqu’un réacteur nucléaire cesse d’être correctement refroidi, en raison d’une défaillance des systèmes de contrôle, de sécurité et/ou de refroidissement. Les crayons de combustible nucléaire (qui contiennent l’uranium ou le plutonium ainsi que des produits de fission hautement radioactifs) commencent à surchauffer puis à fondre à l’intérieur du réacteur.
La fusion du cœur est considérée comme un accident nucléaire grave en raison de la probabilité que des matières fissiles puissent franchir l’enceinte de confinement (si elle existe) et polluer l’environnement avec une émission de nombreux radioisotopes hautement radioactifs.





