« Je nomme délinquant relationnel celui qui, ni responsable, ni coupable, relève d’une série d’agencements existentiels faisant de lui un être incapable de contracter, donc d’entretenir une quelconque relation éthique. », Michel Onfray.
Le délinquant relationnel est quelqu’un chez qui la pulsion de mort triomphe et où la pulsion de vie est très secondaire. Il est incapable de contracter (c’est-à-dire de passer un accord éthique avec un tiers), il dit une chose et fait son contraire dans les actes, est incapable de s’engager, d’être de bonne fois, d’honorer une parole, incapable de mémoire sur lui-même, ne sait plus ce qu’il a dit, peut-être qu’il l’a dit, mais pas comme ça, ben non, bien sûr.
Si vous voulez connaître la morale du sadomasochisme, c’est dans le lien du délinquant relationnel…
« Déceler un délinquant relationnel, c’est savoir qu’il le sera toujours : l’éviction, la sortie de son dispositif éthique, voilà la solution pour créer du plaisir par prophylaxie d’évitement de déplaisirs… »
A écouter : Le pur plaisir d’exister : le délinquant relationnel
Merci Constance, de m’avoir aiguillé sur cet extrait.
A écouter également : l’interview d’une trentaine de minutes de Michel Onfray, diffusée dans l’émission A vue d’Esprit en décembre 2006. Michel Onfray y explique son éthique de la relation avec l’autre, aux antipodes de l’éthique chrétienne (Aime ton prochain comme toi-même).
L’hédonisme suppose que nous soyons en permanence dans la construction de situations joyeuses et jubilatoires pour autrui. Si tenté qu’autrui soit tenté de rentrer dans ce genre de relation. Il y a des gens qui sont des délinquants relationnels, et avec lesquels on ne peut pas avoir ce genre de relation …
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