L’épanouissement de la conscience humaine

Les pauses de présence.

Habiter le corps est en soi très apaisant. Cela vous fera beaucoup de bien. C’est bon pour le corps, et on se sent bien en le faisant. Fermez les yeux. Prenez une grande respiration. Levez la main droite ou la gauche en l’air. Et posez vous cette question : « Sans ouvrir mes yeux, et sans bouger ma main, comment puis-je savoir que ma main droite est toujours là ? » Il se peut que le mental cherche une réponse à cela. Il pourrait apporter des réponses conceptuelles et dire : « je ne le sais pas ». Mais, vous devez approfondir votre questionnement. « Comment puis-je le savoir ? » Ce questionnement vous force à porter attention à votre main droite, parce que, dans le processus de chercher à savoir, votre attention se déplacera de votre pensée, qui pense à votre main droite, à la sensation intérieure de celle-ci.

Soyez attentif à ce que vous sentez, puis, après un certain moment et toujours les yeux fermés, vous direz : « ah oui, je sens quelque chose ». Il y a une présence, une vitalité. Cela doit être ma main droite. C’est un très bon sentiment qui se dégage de cela. C’est très vivant à vrai dire.

Essayez d’y maintenir votre attention pour un moment. Maintenez-la sur votre main droite. Cela veut dire que vous êtes entré dans le corps. Dites-vous alors : « Très bien. Voyons voir maintenant si je peux sentir l’autre main. Oui, la main gauche est ici. Je peux aussi sentir cela. » Et vous joignez ce que vous ressentez à propos de vos deux mains, pour n’en faire qu’une seule impression.

Vous n’avez plus alors d’image mentale de la gauche ou de la droite, parce que votre attention est complètement centrée sur ce sentiment d’une présence intensément vivante. Gardez ce contact quelques instants, puis ouvrez doucement les yeux.

Dans un premier temps, vous sentirez vos mains simultanément, peu importe que vous ayez les yeux ouverts ou fermés. Et ensuite, vous les joignez. Il est plus facile de le faire quand vous avez les yeux ouverts. Vous n’éprouvez alors qu’une seule sensation des deux mains. Par la suite, cette étiquette mentale tombe également, et il ne reste plus que la présence vivante. Ainsi donc, si vous pouvez être présent dans vos mains, vous pouvez apprendre à partir de cela, à être peu à peu présent dans d’autres parties du corps. Porter attention sur vos bras. La sensation n’est peut-être pas aussi marquée au début, mais elle s’installe progressivement. Et ensuite vos pieds. La présence est toujours là. Et vos jambes. Il y a toujours cette présence pleinement vivante à cet endroit. Et ainsi de suite.

Petit à petit, vous unifiez l’ensemble des parties de votre corps dans une seule sensation : celle d’une présence intensément vivante, qui occupe toutes les parties de votre corps : vous habitez alors votre corps.

Cela veut dire que votre esprit ralentit considérablement son activité, car l’attention est détournée de la pensée. Vous sentez alors une vastitude. Un espace immense qui habite le corps. Ce simple fait peut agir comme un ancrage à la présence, quand vous vous retrouvez dans un environnement nerveux et agité, dominé par la pensée. Le simple fait de ressentir votre main droite peut suffire à ce que vous gardiez votre calme, et que vous demeuriez intact dans un environnement malsain. Parce que vous y apportez de la présence.

« L’épanouissement de la conscience humaine » peut être écouté sur ce blog