La blockchain

 

Les ordinateurs personnels en 1975, l’Internet en 1993 et Bitcoin en 2014.
Marc Andreessen

Salim Ismail - Université de la Singularité

Automatisation de la transaction

Si le web a permis l’automatisation de la relation et de la mise en relation, la blockchain permet l’automatisation de la transaction. La blockchain apporte également la transparence : l’ensemble des transactions sont publiques. On peut voir toutes les transactions depuis la première. C’est public mais on ne sait jamais qui il y a derrière : il y a un anonymat. Personne ne peut faire le lien entre une transaction bitcoin et moi, précisément parce que c’est chiffré. Mais la transaction elle-même, le montant, l’horodatage sont des données publiques.

Avec la blockchain, tout le monde voit la même chose. Là où avec les géants du web, Amazon, Google, Facebook, …, plus personne ne voit la même chose à force de profiling. Par exemple, plus personne d’entre nous ne voit la même page de résultats de Google pour une recherche donnée. Avec la blockchain, il n’y a pas de vision panoptique : il n’y a pas quelqu’un qui bénéficierait d’une vision panoptique et qui verrait ce que les autres ne verraient pas.

Le Tricheur à l'as de carreau - La Tour - XVIIème
Le Tricheur à l’as de carreau – La Tour – XVIIème

Certification

Du web à la blockchain, on passe en fait d’une infrastructure de publication à une infrastructure de certification. Sur le web, on ne sait pas faire de transactions certifiées, sans sortir du web et faire appel à des organismes ou des institutions qui certifient. Même le https nécessite un organisme de certification (Verisign, …)

La blockchain apporte une infrastructure de confiance algorithmique distribuée.

Opérer le droit

Avec la blockchain, nous avons la possibilité d’inscrire dès à présent le droit dans le fait technologique qu’est la blockchain. Là où le web pouvait publier le droit, la blockchain pourrait opérer le droit en fusionnant droits et faits dans certains domaines.