La délinquance relationnelle

Je nomme délinquant relationnel celui qui, ni responsable, ni coupable, relève d’une série d’agencements existentiels faisant de lui un être incapable de contracter, donc d’entretenir une quelconque relation éthique.

Le délinquant relationnel est quelqu’un chez qui la pulsion de mort triomphe et où la pulsion de vie est très secondaire. Il est incapable de contracter (c’est-à-dire de passer un accord éthique avec un tiers), il dit une chose et fait son contraire dans les actes, est incapable de s’engager, d’être de bonne fois, d’honorer une parole, incapable de mémoire sur lui-même, ne sait plus ce qu’il a dit, peut-être qu’il l’a dit, mais pas comme ça, ben non, bien sûr. Si vous voulez connaître la morale du sadomasochisme, c’est dans le lien du délinquant relationnel…

Déceler un délinquant relationnel, c’est savoir qu’il le sera toujours : l’éviction, la sortie de son dispositif éthique, voilà la solution pour créer du plaisir par prophylaxie d’évitement de déplaisirs…

Le pur plaisir d’exister : le délinquant relationnel