La résilience dans les situations extrêmes

Au moment où Germaine Tillion pensait que la mort était préférable à cette vie en camp de concentration, elle se disait : « C’est pas possible de penser ça », parce qu’elle voyait la beauté du ciel bleu de Ravensbrück. Comment expliquer qu’elle ait pu souffrir, et qu’elle ait pu déclencher si vite un processus de résilience ? La situation était extrême, mais la résilience n’était pas extrême, parce qu’elle avait tous les facteurs de protection.

Avant le trauma, elle avait acquis grâce à sa famille et à sa culture, les facteurs de protection qui en cas de malheur permettront peut-être de déclencher un processus de résilience. 50% des gens dans cette salle ont vécu un trauma. Donc c’est une souffrance qui appartient à la condition humaine. Ce n’est pas de la psychiatrie. Et dans cette salle, il y a beaucoup de gens qui savent de quoi la résilience parle.

Avant : attachement secure, mentalisation

Pendant le trauma : agression lointaine ou proche, protection

Après : soutien affectif, sens à donner à la tragédie qui nous est arrivé.

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