La sécurité

Il y a un certain coût, parce que certains d’entre nous trichent. Par exemple, vous portez un badge pour accéder à cette salle de conférence, et il y a des gens à l’entrée qui vérifient les badges. S’il n’y avait pas cela, il y aurait des intrus, des gens venus ici sans payer. Ca fait parti de la sécurité, et la sécurité fait parti des coûts inhérents à cette conférence. Si la confiance était absolue, si on était sûr que personne ne tricherait et ne viendrait à la conférence gratuitement, il n’y aurait pas besoin de sécurité. Il faut donc voir la sécurité comme une sorte d’impôt dont on s’acquitte. Cela vous permet d’expliquer cette tension qui existe entre ceux qui coopèrent et ceux qui parasitent.

Il n’est pas dans notre intérêt à long terme de privilégier l’intérêt personnel à court terme. Et c’est ça qui fait que la sécurité existe. La sécurité est une sorte d’impôt imposé aux gens honnêtes.

Caravage  — Les Tricheurs, 1594-1595
Caravage — Les Tricheurs, 1594-1595