L’ami(e), un autre moi-même

On a perdu le sens de l’amitié : aujourd’hui, on a des potes, des copains, mais pas des amis. On fait du vélo ensemble le dimanche, et on appelle cela des amis. On ouvre ses bonnes bouteilles avec des gens et on appelle cela des amis. Non. Reprenez Épicure ou les stoïciens, et regardez ce qu’est l’amitié : l’ami(e), c’est un autre moi-même. C’est un psychanalyste qui ne vous prend pas de sous :-), qui vous écoute, qui vous parle, avec qui vous pouvez parler, avec lequel vous allez pouvoir construire le schéma de vos propres peurs. Et quand vous aurez construit ce schéma, vous pourrez le déconstruire : peur de quoi ? pourquoi ? comment ? etc … Et vous verrez qu’il y a très peu d’occasions d’avoir peur.

L’épicurisme pour conjurer les peurs

Si les gens découvrent la mort de quelqu’un qu’ils aiment le jour de la mort, c’est trop tard. Le deuil se prépare très en amont. Quand on vit avec des gens, dont on sait qu’ils sont mortels, chaque instant devient précieux. Le jour où la mort arrive, elle n’arrive pas de la même manière, que lorsqu’on découvre qu’elle arrive un jour.

Extrait de la fin de la conférence « le Post-Anarchisme expliqué à ma grand-mère »

Magritte - l'homme au chapeau melon (1964)
Magritte – l’homme au chapeau melon (1964)