Le bon exemple du mauvais élève

A propos de nos erreurs

La plupart d’entre nous sommes prêts à tout pour éviter d’avoir tort. Mais si nous avions tort de faire ça ? Kathryn Schulz, « Erreurologue », nous démontre qu’il ne faut pas se contenter d’admettre notre propension à l’erreur, mais que nous devons l’embrasser.

On apprend autant en voyant un autre se tromper qu’en faisant soi-même une erreur.

Les cancres n’auraient sans doute pas dû être mis si souvent au coin avec un bonnet d’âne : des neurologues néerlandais ont montré que les aires cérébrales activées quand on observe quelqu’un faire une erreur sont les mêmes que celles qu’activent nos propres erreurs. En voyant les erreurs des mauvais élèves, les observateurs renforcent les circuits qui leur signalent une erreur.

Cerveau & Psycho n°6 (juin-août 2004)