Le coût du séquençage

Les NBICs sont exponentielles. Elles ont une croissance explosive. En vingt ans, la puissance des serveurs informatiques est multipliée par un million. En dix ans, le coût du séquençage ADN a été divisé par trois millions. En huit ans, le coût des enzymes qui permettent de couper l’ADN et de remplacer un segment d’ADN a été divisé par mille.

Ces croissances des technologies NBIC sont explosives, alors que les technologies du siècle passé ne l’étaient pas : une voiture n’est pas un million de fois moins chère au bout de dix ans. Un avion ne va pas un million de fois plus vite tous les dix ans. Les NBICs ont donc des effets beaucoup plus rapides que celles qui ont formatées le XXème siècle. Cette techno-médecine, basée sur les technologies NBIC, a plusieurs caractéristiques :

– Ayant une croissance exponentielle, ce qu’on va en faire est largement imprévisible. Il y a 25 ans, il y avait un consensus mondial de tous les généticiens pour dire qu’on ne saurait jamais séquencer la totalité de notre ADN. C’est en train de devenir quelque chose de parfaitement banal, vingt-cinq ans plus tard.

– Il y a un nouveau partage de la valeur économique. Le datamining devient plus important que le stéthoscope. C’est une révolution. L’informatique, le traitement de la data, devient plus important que l’acte médical de base.

La technologie passe avant l’acte médical traditionnel.

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