L’embrasement conscient

On voit maintenant que le non-conscient va beaucoup plus loin qu’on ne le pensait. La frontière se déplace à mesure que l’on comprend mieux le non-conscient.

embrasement conscient

On s’aperçoit que le non-conscient propose des objets parfaitement intégrés, sémantisés (avec un sens) et ensuite la conscience va accéder à l’un ou l’autre de ces objets. Y’a encore une étape supplémentaire pour la conscience qui est cet accès sélectif. Accès à quoi ? Nous pensons qu’il y a dans le cerveau une sorte d’espace conscient, un ensemble de neurones. Si l’information est représentée dans ces neurones, alors elle est consciente.

Là, la porte est franchie : on entre dans un espace conscient. Et ça, nous l’avons vu avec l’imagerie cérébrale : il y a un ensemble d’aires cérébrales, notamment dans les régions préfrontales bilatérales, ce qu’on appelle le cortex cingulaire antérieur et puis les aires pariétales inférieures, qui toutes ensembles s’allument et constituent l’un des marqueurs de la conscience. Lorsque ce réseau s’allume face à un objet, on pense que la personne est systématiquement en train de prendre conscience de la nature de cet objet.

C’est l’embrasement conscient.