Les Illuminations

Ce qui est très intéressant avec Arthur Rimbaud, c’est qu’il a un rapport dialectique avec ces choses-là : on a longtemps pensé qu’une Saison en Enfer était le dernier texte d’Arthur Rimbaud parce qu’il se termine par un poème qui s’intitule « l’Adieu ». Or, il se trouve que ce n’est pas du tout le dernier texte. Il a écrit les Illuminations.

lonely tree at four seasons time lapse

Et les Illuminations est un pas plus avant qu’une Saison en Enfer, puisqu’une Saison en Enfer d’une certaine manière était une liquidation retrospective de tout, à partir de quoi Rimbaud se trouve complètement démuni. Il croit toujours en la Poésie, et là il a, à mon avis, la part la plus géniale de ce qu’il a fait, c’est-à-dire cette volonté de réinvention globale de tout et de recréer une vraie parole sacrée. Après les quatre Evangiles, en réécrire un cinquième.