Naissance d’une idée

Depuis le premier instant, où une conversation féconde entre deux mathématiciens sonne le début du projet, jusqu’à l’instant où la découverte, consolidée, est prête à naitre, c’est-à-dire, à être publiée sous forme d’un article de recherche … Entre ces deux instants, c’est une longue quête qui dure deux ans et demi, qui n’est pas linéaire, et qui compte des joies et des peines, des moments d’exaltations et de dépressions, des rebonds inattendus, des phénomènes d’illumination, et des phases de travail extrêmement dures. Un processus complexe, un peu chaotique, qui représente ce que peut être la naissance d’une idée.

Les idées mathématiques ne naissent pas de manière mathématique : le cerveau des mathématiciens, comme le cerveau de tout le monde, est bâti sur des émotions, des analogies, des sentiments. Et il faut se débrouiller pour faire entrer l’idée logique dans cette matrice biologique et émotive.