Projections

Le cerveau reçoit des entrées sensorielles, qui sont souvent des projections d’un monde extérieur qui nous échappe. Par exemple, sur nos rétines, nous ne voyons pas directement les objets, mais nous en voyons une projection. Nous recevons quelques photons, qui sont un reflet indirect du monde extérieur. Notre cerveau va faire l’inférence inverse : partant de ces observations, qui sont comme des tirages d’un jeu de cartes, il va remonter progressivement à l’état des causes de cette observation dans le monde extérieur. C’est un processus d’inférence, que le cerveau semble mener de façon extraordinairement efficace, qui nous permet de façon très subtil de connaitre ce qu’il y a à l’extérieur.

Un exemple extrêmement simple : regardez une assiette ! vous pensez voir un disque rond avec un diamètre bien précis. Ce qui se projette sur votre rétine n’est pas du tout un disque, mais une ellipse lorsque vous n’êtes pas parfaitement en face de l’assiette. Sans nous en apercevoir, nous remontons à quelque chose qui est extraordinairement abstrait, qui est ce concept de disque parfait, alors que ce n’est jamais ce que nous voyons. En réalité, il y aurait une infinité d’objets possibles, qui pourraient se projeter comme ce disque : l’assiette pourrait être elliptique, ou même déformée et projetée pile comme cette ellipse.

Notre cerveau reconstruit l’observation qui est la plus probable. Il nous dit que la cause la plus probable de cette perception, c’est une assiette circulaire, étant donné le monde dans lequel nous vivons. Cette inférence, les bébés la font déjà.

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