Quelle place pour l’humain

Des gens arrivent, et vous disent : « je veux ça : ce logiciel, ce système d’information, ce site web, cet outil, cette fonctionnalité, cet applicatif … » Comment fait-on pour comprendre ce que veut la personne, et comment essaie-t’on après de bâtir quelque chose qui ressemble à ce que veut quelqu’un ?

Déjà, de savoir quand ils disent : je veux ça, comprendre pourquoi ils ne l’ont pas déjà. Ça, c’est une première chose. Après, la question du vocabulaire. Sinon, dans des entreprises un peu plus importantes : des enjeux autour du traitement des données et du système d’information. Et donc, il faut arriver à déceler ce qui est une demande technique d’une demande stratégique. Il y a de la stratégie, il y a du politique, il y a du management à l’intérieur de cet outil-là.

Le piège, c’est que cela s’exprime en général juste par une demande technique, alors qu’en fait, il faut dégager tout cela.

Quelle place doit-on laisser à l’humain à l’intérieur de l’applicatif ?

Des gens voudraient un outil qui leur fasse telle tache. Ce qui faut séparer, c’est ce qui doit être automatisé de ce qui ne doit pas l’être. En fait, il faut utiliser l’outil pour se décharger des taches rébarbatives, ou alors des taches qui permettent de révéler des taches qu’on ne pourrait pas montrer par ailleurs, en revanche, pour le traitement des contenus, là il vaut peut-être mieux ne pas l’industrialiser, sous peine d’une baisse de qualité. Au début, ma première approche d’un projet, c’est de déterminer là où je serai la plus juste en fait, par rapport à la demande. C’est intéressant intellectuellement. Cela révèle beaucoup de choses de l’être humain.

Le-confort-humain