Séquencer son conjoint

A partir du moment où nous sommes séquencés, il n’est plus possible de ne pas séquencer le conjoint. Nous avons chacun un fardeau génétique récessif, c’est-à-dire une maladie, mais qui n’est que sur un chromosome. Donc on a un gêne non atteint de l’autre côté, donc on n’est pas malade. On est dit porteur sain. En moyenne, nous avons entre trois et dix maladies dont nous sommes porteurs sains. Moi, j’en ai trois. Je ne vous dirai pas lesquels. Trois maladies atroces. Absolument atroces. Mais comme vous dans la pièce. Mais bien sûr, ça n’a de conséquence que si le conjoint a les mêmes anomalies. Dans ce cas-là, il y aura un enfant sur quatre qui sera touché. Quand on connait son fardeau génétique sur les maladies les plus affreuses, on séquence le conjoint. Moi, à titre personnel, si je devais refaire des enfants maintenant, je séquencerai ma femme.

Humain-et-ADN