Verticalité

J’entretiens et je répare des motricités modernes qui défaillent. J’essaie même de renforcer le répertoire moteur des patients.

Ce qui m’a le plus interpelé il y a vingt-cinq ans, c’est le lien entre le psychisme et la motricité humaine. A l’époque, j’étais enseignant et je faisais passer des examens à des étudiants qui passaient des oraux très très compliqués, très très sélectifs et j’avais constaté que leur langage, leur cerveau dysfonctionnaient dès lors qu’il y avait un jury ou un examinateur en face d’eux. J’ai commencé à leur proposer de remettre du corps au cours des entretiens : je leur demandais vraiment de s’asseoir bien sur leurs ischios, les deux pieds en creux au sol, de gestualiser leurs propos. Et là, à partir du moment où ces étudiants remettaient le corps en mouvement, en verticalité, le cerveau se débloquait.