Vulnérables

Vous savez ce que je pense de la vulnérabilité ? Je hais la vulnérabilité !

Le courage vient du coeur

Le mot courage vient du latin cor, qui signifie cœur, et à ne pas confondre avec bravoure qui est le courage à la guerre. Courage voulait dire originellement raconter qui nous sommes de tout notre cœur. Ainsi, ceux qui croient vraiment en leur propre valeur ont, très simplement, le courage d’être imparfaits. Ils ont la compassion nécessaire pour être gentils, tout d’abord avec eux-mêmes, puis avec les autres, car, à ce qu’il semble, nous ne pouvons faire preuve de compassion envers les autres si nous sommes incapables d’être gentils envers nous-même.

Ceux qui croient vraiment en leur propre valeur adoptent complètement la vulnérabilité. Ils pensent que ce qui les rend vulnérable les rend également beaux. Ils ne prétendent pas que la vulnérabilité est confortable, ni qu’elle est atroce — comme je l’ai entendu auparavant dans les entretiens sur la honte. Ils disent juste que la vulnérabilité est nécessaire. Ils parlent de la volonté de dire « Je t’aime » le premier, la volonté de faire quelque chose quand il n’y a aucune garantie de réussite, la volonté de ne pas retenir son souffle en attendant le coup de fil du médecin après une mammographie. Ils sont prêts à s’investir dans une relation qui pourrait marcher, ou pas. Ils pensent que c’est essentiel.

La meilleure façon de vivre est d’accepter sa vulnérabilité, et d’arrêter de contrôler et de prévoir.

Je sais que la vulnérabilité est au cœur de la honte et de la peur et de notre problème d’estime de soi, mais il semble que ce soit aussi la source de la joie, de la créativité, du sentiment d’appartenance, de l’amour. Nous anesthésions la vulnérabilité. Nous vivons dans un monde vulnérable. Et l’une des façons dont nous traitons ce problème, c’est d’anesthésier la vulnérabilité.

Mais on ne peut pas anesthésier ses émotions de façon sélective. On ne peut pas dire :  » Là, c’est ce qui est mauvais. Voilà la vulnérabilité, voilà le chagrin, voilà la honte, voilà la peur, voilà la déception, je ne veux pas ressentir ces émotions. Vous ne pouvez pas anesthésier ces sentiments pénibles sans anesthésier en même temps les affects, nos émotions. Vous ne pouvez pas anesthésier de façon sélective. Alors quand nous anesthésions les sentiments pénibles, nous anesthésions aussi la joie, nous anesthésions la gratitude, nous anesthésions le bonheur.

Coeur